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N'est pas Montherlant qui veut

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Un jeune homme rentre de voyage à New York. Profitant d’une insomnie causée par le décalage horaire, Il écrit à une femme qu’il appelle «mon amour». Il écrit une très longue lettre qui oscille entre confidences intimes, flashbacks sur leur relation amoureuse et digressions personnelles autour de l’Amour et des Femmes. Au fil des pages, le ton se fait plus distant, parfois brutal. On comprend qu’il veut rompre et que cette lettre sera sa lettre d’adieu. Mais il n’a visiblement pas envie de rompre avec élégance…

A la lecture du dernier roman de Yann Moix, « Une simple lettre d’amour » on ne peut s’empêcher de penser à Henri de Montherlant et à l'un de ses chefs d'oeuvre "Les jeunes filles". Qu’aurait pensé le grand homme de cette pâle copie griffonnée d’une lettre de Costals à Solange ? Espérons d'ailleurs que Yann Moix n'avait pas cette ambition en écrivant ce livre...car il est raté.

Il écrit comme on prend un selfie : sans cadrage, sans lumière, sans idée...…

Happiness therapy

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Il aime les trompettes, les tambours et les violons. Ses chansons sont gothiques, romantiques, épiques et ludiques. Ça file à mille à l'heure, ça donne la pêche, ça pousse à fermer les yeux et à partir dans le ciel, sur la mer, très loin... vers le pays des contes. Ca fait rêver.

Dans son premier album "The golden age" sorti le 18 mars dernier,  Woodkid, le prodige touche à tout, français de Brooklyn enchante autant qu'il emporte. Au fil des 14 chansons, il passe de l'humour à la tendresse, de l'euphorie à la nostalgie, jouant abilement de sa voix éraillée. Une voix si touchante lorsqu'il s'essaie à une ballade. Est ce une conséquence de ses excès? Trop chanté? Trop fumé? Trop veillé? ou bien est-ce la voix de son coeur à nu qui simplement nous parle.

Dans "I love you", Woodkid ose jouer avec les paradoxes : l'histoire triste d'un mystique transi que son être suprème ne regarde même pas ! Le tout orchestré sur un rythme délirant des an…

Le club des cinq

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Ils sont quatre amis, à peine dix-sept ans. Il y a Luca, Le saint, Bobby et le narrateur. Quatre amis qui ont monté un groupe de rock dans une église d'une petite ville italienne. Une vie bien rangée avec des parents aimants et tous soudés par leur croyance en dieu. Une petite ville tranquille où tout le monde connaît tout le monde. Une ville calme sans histoire. Enfin en apparence.

Dans cette petite ville bien tranquille, vit une jeune fille prénommée André. André sans E à la fin, comme un garçon. Pourtant il n'y a pas d’ambiguïté sur son sexe. André est une très jolie jeune femme, d'à peine dix-sept ans. Elle plaît beaucoup aux hommes et sa réputation de fille facile n'est plus à faire. Elle traîne dans les bars, ne va pas à l'église et sa beauté fascine tous les paroissiens. Elle devient l'objet des fantasmes des hommes de la ville, jeunes ou vieux, mariés ou célibataires. Nous quatre amis ne sont bien évidemment pas en reste.

Mais comment faire pour la rencon…

Dedans dehors

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Il est des tableaux dont la réputation est faite indépendamment de la cote de l'artiste. Le Cri de Edvard Munch en fait partie. 

Le Cri a, un jour, été volé. C'est d'ailleurs comme cela qu'il a été découvert par le grand public en 2004, suite à l'histoire rocambolesque de son vol en plein jour au Musée d'Oslo par trois jeunes voleurs amateurs. Un incroyable coup de maître. Une histoire qui n'est pas sans rappeler le vol de La Joconde en 1911 par un vitrier italien, amateur d'Art, qui garda l'oeuvre roulée chez lui pendant près de deux ans. Mais la comparaison s'arrête ici. En effet, si le portrait de Mona Lisa est un objet unique dans les centaines d'œuvres de Leonardo da Vinci; à la mort d'Edvard Munch, on a recensé quatre tableaux différents du Criexécutés sur une vingtaine d'années et plus de 1900 autres versions picturales (pastels, lithographies, etc.) de la même scène. 

Le cri
Le Museum Of Modern Art (MOMA) de New York depuis le 1…

Danse avec la mort

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Alexandre danse. Il est le maître du monde, au sommet de sa gloire. Et pourtant dans quelques heures, Alexandre Le Grand ne sera plus...

II règne sur l'empire le plus vaste jamais conquis. Il a vaincu la plus grande armée du monde antique : l'armée Perse. Il a fait de Persepolis, un champ de ruines et étendu son pouvoir jusqu'aux rives du Gange. Cet homme, si puissant, danse : ivre, lors d'un banquet en son honneur. Sa cour est là, à le regarder : admirative et envieuse de sa beauté, de sa grâce et de sa puissance.
Il flotte comme porté par l'alcool et le vertige de la danse. Et soudain, une douleur l'abat en plein vol. Alexandre s'effondre d'un coup. Il ne se relèvera plus. On le transporte dans sa chambre. Son médecin lui conseille le repos. Il demande qu'on aille chercher Dryptéïs, la fille de Darius, son ennemi Perse vaincu. Quelle est la raison de cette requête ? Qu'a-t-il à lui dire ? Et pourquoi fait-on aussi venir Sisygambis, la pythie ? C…

Marché de dupes

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Marc est un journaliste français. Il retourne en Bosnie après de nombreuses années. A l'époque, il était venu couvrir la guerre civile de l'ex-Yougoslavie. Aujourd'hui, il s'y rend avec deux objectifs en tête : d'abord, enquêter sur le suicide présumé, en 1994, de la fille du Général  Mladic, leader serbe de l'époque. Ensuite, fuir Paris et surtout Hélène, son épouse qui lui a annoncé son envie de divorcer.

Marc arrive à Sarajevo au tout début de l'hiver balkan. Il souhaite retrouver les témoins ayant connu le Général et sa famille. Il cherche à comprendre ce qui est  arrivé à Ana, que l'on a retrouvé morte quinze ans plus tôt, tuée avec l'arme de collection de son père dans sa chambre d'adolescente. Toutes les preuves confirment un suicide. Qu'est-ce qui a pu pousser cette jeune fille apparemment heureuse, adorée par son père et bénie des Dieux "serbes", à mettre fin à ses jours ?

Son enquête le conduit alors hors de la grande ville…

Itinéraire d'un enfant du siècle

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Depuis le 10 octobre, le Grand Palais a ouvert ses portes à l'un des plus grands noms de la peinture américaine du XXème siècle : Edward Hopper.

Vous ne voyez pas qui c'est ? Mais si, vous le connaissez sûrement car il partage avec Andy Warhol et Gustav Klimt, l'impressionnant record des affiches ou cartes postales qui décorent chambres d'étudiants ou bureaux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est la première fois en Europe qu'une telle rétrospective est organisée depuis sa mort en 1967. D'ailleurs, cette exposition fut une vraie gageure pour deux raisons : Premièrement du fait du faible nombre d'oeuvres produites - pas plus d'une centaine en quarante ans de carrière. Deuxièmement à cause de son morcellement dans de nombreux musées et surtout collections privées. Le résultat est fabuleux !

Né en 1882, Edward Hopper a traversé le XXème siècle tranquillement, à la fois spectateur de la construction de l'hyper-puissance américaine, mais a…